Le stress au travail

 

Lorsque l’environnement change ou que les contraintes augmentent, si l’individu ne trouve pas de ressources pour établir un nouvel équilibre psychique, il est envahi par le stress. Le stress se définit donc traditionnellement comme le résultat d’un déséquilibre entre un ensemble d’exigences et de contraintes de l’environnement et la capacité pour l’individu de s’y adapter.
On distingue les situations de stress aigu (quand une personne doit faire face à un événement ponctuel) et des situations de stress chronique, lorsque cette situation est durable. Il en résulte des conséquences sur la santé des salariés et des dysfonctionnements dans l’entreprise.
Le stress ne doit pas être confondu avec la « stimulation » qui permet un renforcement de la mobilisation et de l’implication des individus. Il n’y a pas, du point de vue clinique de « bon stress ». Le stress entraine trois types de dysfonctionnement : psychologique, comportemental et physique :
- Au niveau psychologique, c’est d’abord l’insatisfaction qui prédomine. La personne ne prend plus de plaisir à travailler. Cet état de stress peut se traduire par des symptômes anxieux et dépressifs et conduire, s’il s’installe durablement, à des pathologies sévères (trouble dépressif majeur, risque de suicide…). L’individu est alors épuisé et débordé et ne peut plus faire face à son travail.
- Sur le plan comportemental, le stress au travail se manifeste par l’évitement et le retrait (absentéisme), par l’accumulation d’erreurs ou par des prises de risques inconsidérées menant dans certains cas à des accidents du travail. La performance du travailleur et sa productivité s’en trouvent fortement altérées.
- Les symptômes physiques peuvent prendre la forme de migraines chroniques, d’insomnies, de troubles psychosomatiques et peuvent se traduire par le développement de maladies cardio-vasculaires.
Des études européennes ont permis d’estimer la prévalence du stress au travail. En 2005, plus de 20% des travailleurs des 25 Etats membres de l’Union européenne estimaient que leur santé était menacée par le stress lié au travail. En 2002, la Commission européenne évaluait le coût économique annuel du stress d’origine professionnelle entre 15 et 20 milliards d’euros.